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Winnie Mandela / Photo, 1983
Mandela, Winnie Nomzamo; born Madikizela South African politician (1958–96 second wife of Nelson Mandela; born 26.9.1934 in Bizana (Transkei).

Winnie Mandela during...
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Winnie Mandela (1936-2018)
Nomzamo Winifred Zanyiwe Madikizela-Mandela, plus connue sous le nom de Winnie Mandela, femme politique sud-africaine, membre et militante de l'ANC, est décédée le 2 avril 2018.

Née en 1936, elle rencontre Nelson Mandela au milieu des années 50 et devint de 1957 à 1996, sa deuxième épouse.

Figure de proue de l'ANC, elle émerge rapidement comme une icône de la lutte anti-apartheid durant les longues années de prison de son mari (août 1962-février 1990). Durant cette période, elle est assignée à résidence dans la ville de Brandfort dans l'Etat libre d'Orange et n'est autorisée à rencontrer son mari que deux fois par an, tous les six mois, à la prison de Robben Island, près du Cap.

Surnommée « la mère de la nation », le discours de Winnie Mandela évolue vers le radicalisme. Sa réputation est ternie quand elle fait sien le slogan « un boer, une balle » et, surtout quand elle justifie dans un discours le 13 avril 1985 à Munsieville le supplice du pneu enflammé autour du cou des « traîtres » noirs.

Son garde du corps, Jerry Richardson, l'accuse de lui avoir ordonné de tuer un jeune activiste de 14 ans, membre de l'ANC, Stompie Seipei Moketsi, en janvier 1989, qu'elle accuse d'espionnage au profit du gouvernement blanc.

En 1990, c'est au bras de son mari enfin libre qu'elle semble regagner sa légitimité, mais celui-ci prend assez rapidement ses distances avec son épouse. En 1991, il la soutient encore quand la justice sud-africaine la condamne pour enlèvement et complicité dans le meurtre de Moketsi. Sa condamnation à six ans de prison pour enlèvement est réduite à une amende en appel. Plus tard, devant la Commission de la vérité et de la réconciliation, ses anciens complices affirment qu'elle avait été l'organisatrice de l'enlèvement et avait aussi participé directement au meurtre de Moketsi, battu à mort.

Durant la période de transition vers une démocratie multiraciale, son discours est nettement moins conciliant que celui de son mari envers la minorité blanche.

Femme complexe, en dépit de son discours radical contre les Blancs, elle montre une réelle tristesse lors de l'assassinat de Marike de Klerk, l'ancienne épouse du dernier président blanc Frederik de Klerk, qu'elle qualifia de grande amie.

Le 24 avril 2003, elle est reconnue coupable avec son frère par la justice sud-africaine de 43 accusations de fraudes, de 25 accusations de vols. Elle est condamnée à quatre ans de prison. Elle est également condamnée pour avoir assisté à des séances de tortures à Soweto, visant des jeunes noirs, présumés indicateurs, par sa garde personnelle.